
Toutes les blattes ne se traitent pas de la même façon. Identifier l'espèce est la première étape d'une intervention efficace — et un professionnel qui ne pose pas la question devrait vous alerter.
La blatte germanique. Petite (12 à 15 mm), beige clair avec deux bandes sombres parallèles sur le pronotum. Elle vit à l'intérieur, dans les cuisines et salles de bains, à proximité immédiate de la chaleur et de l'eau : arrière du réfrigérateur, moteur du lave-vaisselle, gaines techniques. C'est l'espèce la plus prolifique : une oothèque contient jusqu'à 40 œufs et la femelle la porte jusqu'à l'éclosion, ce qui protège la descendance des insecticides.
La blatte orientale. Plus grande (20 à 30 mm), brun très foncé à noire, au corps luisant. Elle préfère les endroits frais et humides : caves, vide-sanitaires, canalisations, locaux poubelles, cours intérieures. Elle se déplace lentement, ne grimpe pas sur les surfaces lisses et remonte souvent des réseaux d'assainissement — fréquent dans les immeubles anciens de Rouen ou du Havre.
Pourquoi cela change tout. Pour la germanique, le traitement repose sur un gel appétent déposé en hauteur, dans les zones chaudes, avec un suivi rapproché. Pour l'orientale, il faut traiter les sous-sols, les points d'eau et les canalisations, poser des barrières aux remontées et corriger l'humidité. Appliquer le protocole de l'une à l'autre revient à traiter à côté du problème.
Dans les deux cas. L'inspection détermine le nombre de foyers, le traitement cible les refuges plutôt que les individus, et un contrôle est réalisé sous 30 jours pour valider le résultat.
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